Je ne suis pas fashionista, ni encore moins avant gardiste. Je n’en ai ni le temps ni les moyens, à mon grand désespoir ?
Je ne fais pas partie de l’ « intelligensia » : sur ma table de chevet, on trouve aussi bien des romans à l'eau de rose que de l' Agatha Christie. Dans ma musique, se côtoient Coldplay et The Gossip, j’ai autant de plaisir à regarder un Woody Allen qu’un Spielberg. Je ne suis pas dans la place et je n’en ai pas envie. Je laisse le soin du mépris de la popularité à d’autres.
Je fais partie de celles qui matent les jolies silhouettes en rêvant derrière la vitre du bus et me demandant d’où peut venir cette veste démentielle, cette robe au tombé impec, ces chaussures qui vont phagocyter tout le reste de la tenue tellement on ne voit qu’elles…
Une chose est certaine : je suis amoureuse de la sape. Qu’elle soit populaire ou confidentielle, pointue ou vulgarisée, tendance ou pas. Mon style n’en est pas un, un jour je serais demoiselle ingénue, le lendemain masculine féminine, le surlendemain sportswear. Mais tout cela ne veut pas dire non plus que je vais acheter une pièce parce qu’on la voit à tous les coins de cabine d’essayage. Enfin, pas tout le temps…
ET JE DEPENSE.
Oh, pas tant que ça, mais suffisamment pour prêter le dos aux aigris, aux inquisiteurs, aux flicards du sac de shopping. Mes tympans n’en peuvent plus des éternels « encore ???? », « mais t’as déjà un jean, non ? », « tu pense vraiment en avoir besoin? »ou bien encore : « t’as encore de la place dans ton placard ? ». Je n’ai tué personne.
Bref.
Mais où veut-elle en venir, hip !
Là où je veux en venir, c’est que je peux aussi bien tomber en arrêt devant une silhouette de la rue que devant un personnage dans un film.
La seule différence, c’est que la silhouette de rue se sera inspirée, à 90%, d’une collection H&M (dans laquelle je vais me perdre avec délice parce que, les suédois, quoi qu’on en dise, auront toujours ma préférence à môaaaaaa, que voulez-vous que j’y fasse, j’aime) alors que la silhouette d’actrice, il faut bien que je me creuse l’hypophyse pour tenter d’en reproduire l’allure.
Alors voilà.

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